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Les médiateurs dans le conflit avec l'Iran se concentrent sur la réouverture du détroit d'Ormuz
information fournie par Reuters 28/08/2026 à 16:43
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(Répétition pour enlever un paragraphe superflu)

par Elwely Elwelly et Eman Abouhassira

Les médiateurs dans le conflit opposant les Etats-Unis et l'Iran redoublent d'efforts pour obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz, axe stratégique pour le transport maritime mondial d'hydrocarbures, fermé de facto par Téhéran depuis le début du conflit déclenché par Washington et Tel-Aviv le 28 février.

L'Iran a accepté d'établir une liste de conditions pour rétablir la circulation normale dans le détroit après qu'un émissaire qatari a exhorté les Iraniens à respecter la liberté de navigation.

Les États-Unis et l'Iran ne mènent actuellement aucune négociation visant à mettre fin à la guerre, Washington se concentrant sur un nouveau tour de vis économique à l'encontre de Téhéran, menaçant de représailles tous les pays entretenant des échanges commerciaux avec l'Iran.

Ce dernier a condamné la menace de nouvelles sanctions brandies par Washington, les assimilant à du "terrorisme d'Etat" et disant même que les Etats étaient légalement obligés de ne pas se soumettre aux injonctions des Etats-Unis.

Le Premier ministre du Qatar, allié des États-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran de hauts responsables iraniens pour souligner l'importance d'un retour à la situation d'avant-guerre, donc à la libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.

Le Qatar et le Pakistan avaient contribué en juin à la conclusion d'un protocole d'accord qui avait conduit à un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran mais il n'a guère tenu longtemps en raison de désaccords entre les deux belligérants au sujet du détroit, par lequel transitent 20% des approvisionnements mondiaux d'hydrocarbures en temps normal.

5% À 15% DU TRAFIC NORMAL

Lors de sa mission à Téhéran jeudi, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a déclaré sur X qu'il avait souligné auprès de hauts responsables iraniens "l'importance de respecter la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, conformément au droit international".

Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, a qualifié les discussions avec Mohammed bin Abdulrahman Al Thani de "créatives" et a renouvelé son appel aux États-Unis pour qu'ils cessent d'exercer des pressions militaires et économiques sur son pays et reprennent les négociations.

"Remettre la diplomatie sur les rails n'est pas impossible. Cela dépend de la prise de conscience par les États-Unis d’un fait simple : la pression ne fonctionne pas", a déclaré Abbas Araqchi sur la plate-forme X.

Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré jeudi que l’Iran préparait une liste de conditions pour la réouverture du détroit.

S'exprimant par l'intermédiaire d'un interprète lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision Al Manar, Mohsen Rezaei a indiqué que l'Iran s'était mis d'accord avec Oman sur un couloir de navigation traversant le détroit d'Ormuz, dont certaines parties passeraient dans les eaux omanaises et d'autres dans les eaux iraniennes.

Les navires emprunteraient un chenal central désigné si les États-Unis acceptaient les conditions de l'Iran, a-t-il précisé.

Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que le détroit était ouvert, mais de nombreux navires ont choisi de ne pas l'emprunter en raison des menaces iraniennes, et les services de suivi maritime ont estimé que le trafic représentait environ 5 % à 15 % des volumes habituels.

De ce fait, les cours du pétrole restent à niveau élevé, non loin de 90 dollars le baril, situation qui alimente les pressions inflationnistes à travers le monde.

(Avec la contribution d'Ahmed Tolba et de Enas Elashray au Caire, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)

1 commentaire

  • 17:58

    Les USAne discute pas avec les Iraniens ni leurs interlocuteurs, ils veulent les appauvrir


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